Le 1er juillet dernier, Bruxelles avait estimé que le groupe américain était en infraction avec le Digital Markets Act (DMA) qui vise limiter la domination économique des grandes plateformes et réguler la concurrence dans l’économie du numérique. À ce titre, Meta risque une amende maximale de 13 milliards de dollars, soit 10% de ses revenus annuels.
En effet, le groupe américain a introduit en novembre 2023, un abonnement à 10 euros optionnel sur Facebook et Instagram (offre proposée aux personnes qui refusent que leurs données personnelles soient captées par Meta pour leur afficher de la publicité ciblée).
Dans un blog post publié ce mardi 12 novembre 2024, Meta a annoncé des changements pour ses utilisateurs européens de Facebook et Instagram, incluant une baisse de prix de son abonnement sans publicité (qui passe de 9,99 € à 5,99 €/mois sur le web, et de 12,99 € à 7,99 €/mois sur iOS et Android).
Meta introduit aussi une nouvelle possibilité : visionner des publicités moins personnalisées, le tout sans avoir à payer. Contrairement aux publicités ciblées habituelles, ces annonces s’appuient uniquement sur un ensemble limité de données (âge, genre, localisation et engagement durant la session), ce qui réduit la précision des annonces diffusées. Meta indique que les utilisateurs européens recevront prochainement une notification pour ajuster leurs préférences publicitaires.
En juillet 2024, la Commission européenne, après examen, avait jugé que l’offre de Meta ne propose rien d’autre que de “payer ou consentir”, mais l’option de publicités moins personnalisées doit servir, selon le propriétaire d’Instagram et Facebook, de se conformer une bonne fois pour toutes aux directives de l’Union européenne.