De nombreux créateurs de contenu témoignent aujourd’hui de leur épuisement professionnel, un phénomène amplifié par les exigences des plateformes et l’opacité des algorithmes. Entre pression des résultats, surmenage et obsession des statistiques, ce métier de rêve révèle une face sombre.
Un mal-être de plus en plus visible
Des influenceurs comme Mastu, Léna Situations ou EnjoyPhoenix ont partagé publiquement leurs expériences de burnout, dénonçant une charge mentale liée au rythme effréné de publication et à la quête constante de visibilité. Une étude de la plateforme Awin révèle que plus de 80 % des créateurs ont ressenti des symptômes d’épuisement, avec un impact similaire sur toutes les plateformes.
L’algorithme : une source d’anxiété majeure
Les modifications imprévisibles des algorithmes aggravent le stress des créateurs. Incapables de comprendre ou de maîtriser ces évolutions, beaucoup ressentent une pression constante pour produire davantage et se démarquer. Certains vont jusqu’à masquer les statistiques de leurs publications pour se protéger.
Un métier sans déconnexion
Près de 43 % des influenceurs déclarent ne jamais couper des réseaux, même en vacances. Cette absence de pause alimente un cycle sans fin où la peur de perdre en audience ou en pertinence domine.
Des avancées, mais encore des efforts à fournir
Si la parole sur la santé mentale se libère et sensibilise le public aux réalités de l’influence, les plateformes restent peu actives dans la prévention du burnout. Pour Prune Péronnet d’Awin, un dialogue plus ouvert entre créateurs et plateformes serait essentiel pour alléger cette pression et offrir des outils adaptés.