Apple est aujourd’hui au cœur d’une bataille judiciaire : des neuroscientifiques l’accusent d’avoir utilisé des milliers d’ouvrages protégés (dont leurs propres livres) pour entraîner son modèle d’IA, Apple Intelligence, sans obtenir d’autorisation. Ils affirment qu’Apple a puisé dans des « shadow libraries » de livres piratés afin de nourrir ses algorithmes, violant ainsi le droit d’auteur.
Ce recours soulève un dilemme majeur : jusqu’où un acteur technologique peut-il puiser dans le patrimoine intellectuel pour créer de l’intelligence artificielle ? D’un côté, l’IA peine à se développer sans de vastes jeux de données ; de l’autre, l’utilisation non consentie d’œuvres protégées menace les droits des créateurs.
Cette polémique met en lumière un conflit latent entre innovation et respect des droits culturels — faut-il sacrifier l’art au profit de l’IA, ou l’intelligence artificielle doit-elle se subordonner à l’éthique ?