Encyclopedia Britannica et Merriam-Webster intentent une action en justice dévastatrice contre OpenAI devant le tribunal fédéral de Manhattan. Déposée le 13 mars 2026, la plainte de 47 pages détaille une violation massive du Copyright Act. Les plaignants accusent la start-up californienne d’avoir ingéré illégalement plus de 100 000 articles encyclopédiques pour entraîner ses grands modèles de langage.
L’enjeu dépasse la simple reproduction non autorisée. OpenAI est poursuivie pour cannibalisation d’audience et violation du Lanham Act. Les requérants démontrent que ChatGPT fournit des réponses générées à partir de leurs textes, amputant le trafic de leurs propres portails. L’intelligence artificielle fabrique des faits erronés qu’elle attribue faussement à Britannica. Cette altération porte un préjudice direct à une réputation bâtie sur 250 ans d’exactitude éditoriale.

La défense d’OpenAI s’appuie sur la doctrine du fair use. Cette riposte juridique paraît fragile face aux exigences des plaignants. Britannica demande un procès devant jury, la restitution de l’intégralité des profits générés grâce à ses corpus, et l’effacement pur et simple des algorithmes contaminés par ses données. Une victoire des éditeurs forcerait une refonte technique totale du secteur.