Face à l’explosion des arnaques en ligne (surtout depuis l’arrivée de l’IA) l’Union européenne veut renforcer les règles qui encadrent les réseaux sociaux, ce qui va dans la continuité du DMA et du DSA. Bruxelles a trouvé un accord pour mieux répartir les responsabilités entre banques, plateformes et utilisateurs afin de mieux protéger les victimes.
Si un escroc usurpe l’identité d’un utilisateur pour détourner des fonds, ou si un paiement est réalisé sans consentement, les banques devront prendre en charge le remboursement. Mais si l’arnaque trouve son origine sur un réseau social, l’équation change. Les plateformes devront désormais compenser les banques si celles-ci prouvent qu’un contenu frauduleux signalé n’a pas été supprimé à temps.
Cette mesure vise surtout les géants américains, comme Meta, régulièrement accusés de laisser circuler des publicités trompeuses. L’UE considère aujourd’hui que les protections actuelles sont insuffisantes et veut enfin imposer une réelle responsabilité financière aux réseaux sociaux.
Par ailleurs, les eurodéputés souhaitent relever à 16 ans l’âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux, afin de mieux protéger les mineurs, particulièrement exposés aux manipulations en ligne.
Washington voit d’un mauvais œil ces nouvelles obligations, qu’elle interprète comme une attaque répétée contre ses entreprises (Meta, Google, Apple…) et Donald Trump accuse même l’UE de vouloir affaiblir les sociétés américaines.
L’Europe veut protéger ses citoyens et réguler davantage le numérique, tandis que les États-Unis veulent défendre leurs géants technologiques.