Selon une enquête de Reuters, près de 10 % du chiffre d’affaires de Meta en 2024, soit 16 milliards de dollars, proviendraient de publicités illégales ou frauduleuses diffusées sur Facebook, Instagram et WhatsApp.
Chaque jour, environ 15 milliards d’annonces trompeuses circuleraient sur les plateformes du groupe : faux sites e-commerce, investissements fictifs, casinos illégaux ou médicaments interdits.
Malgré ces dérives, Meta limiterait volontairement ses actions contre la fraude pour ne pas perdre trop de revenus. Un document interne révèle que les équipes n’ont pas le droit de prendre de mesures entraînant une perte supérieure à 0,15 % du chiffre d’affaires.
Le groupe appliquerait aussi un système de “penalty bids”, qui fait payer plus cher les annonceurs suspects, générant plus de 7 milliards de dollars par an.
Face à ces révélations, les autorités américaines et britanniques enquêtent sur la responsabilité de Meta. L’entreprise, de son côté, conteste les chiffres et affirme que les signalements d’arnaques ont baissé de 58 % en un an et demi.